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Espèces - Reptiles et Amphibiens
| >> Cistude d'Europe - Emys orbicularis |
Cette tortue d'eau douce vit en faible profondeur d'eau et se nourrit de poissons morts ou malades, larves d'insectes, escargots... La Cistude apprécie les troncs d'arbres et branches à la surface de l'eau où elle peut s'adonner à des bains de soleil primordiaux puisque la température de son corps ne se régule pas d'elle même. Au printemps, elle pond ses ?ufs dans un sol meuble, recouvert d'une végétation sèche et clairsemée. Elle passe l'hiver au fond de l'eau, blottie dans la vase, où elle peut réduire son métabolisme et ralentir son rythme cardiaque.
C'est pourquoi, les curages et assèchements d'étangs et de bras-morts, effectués en hiver, peuvent être catastrophiques sur les populations. La Tortue de Floride, espèce introduite par l'homme, constitue également une menace sérieuse pour la Cistude, lui imposant une compétition pour la nourriture et surtout les sites pour les bains de soleil.
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| >> Crapaud calamite - Bufo calamita |
Il mesure 5 à 8 cm et se distingue du Crapaud commun par sa ligne vertébrale jaune, sa face dorsale marbrée de vert et ses yeux de couleur jaune-vert. Son mode de déplacement est assez particulier : muni de pattes postérieures courtes et faiblement palmées, il ne saute jamais et nage avec difficulté mais est capable de courir assez vite, voire de grimper. Nocturne et terrestre, c'est aussi une espèce pionnière. Il fréquente les habitats couverts d'une végétation ouverte alternant avec des zones de sol meuble. Il s'accommode donc parfaitement des terrains sablonneux des vallées de la Loire et l'Allier, mais aussi des gravières ou carrières.
Au moment de la reproduction, le mâle gonfle son unique sac vocal : les ch?urs qu'il émet alors ressemblent au chant de la Courtillère. Ils peuvent s'entendre à plus d'un kilomètre et sont très importants dans la stimulation des individus et le rapprochement des sexes. Les accouplements se produisent d'avril à septembre, souvent dans des points d'eau temporaires. Cette espèce, devenue rare à la suite de la destruction de ces milieux de reproduction, est protégée sur l'ensemble du territoire français.
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| >> La Couleuvre à collier - Natrix natrix |
Lors des chaudes après-midi d'été, il est assez fréquent de trouver ce beau serpent le long des berges des reculs où il cherche une proie. La couleuvre chasse sur terre ou dans l'eau, des grenouilles, des invertébrés, parfois des poissons ou des oiseaux? Atteignant plus d'un mètre, elle est l'espèce la plus commune dans le milieu fluvial.
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| >> La Rainette verte - Hyla arborea |
Curieuse observation que celle d'une petite grenouille perchée dans un buisson, sur une branche ou au revers d'une feuille, chantant toute gorge déployée. Il s'agira sûrement d'une rainette verte dont les pattes dotées de petites ventouses lui permettent de partir à l'assaut de la végétation. Pas étonnant donc que la rainette verte soit également appelée rainette arboricole.
Au printemps, les rainettes se rassemblent dans les mares, bras morts et anciennes gravières abandonnées pour s'accoupler et pondre en compagnie souvent d'autres espèces comme le Crapaud calamite ou les Grenouilles vertes. Ce sont parfois des ch?urs de plusieurs centaines d'individus qui offrent alors aux bords des cours d'eau une ambiance toute particulière.
Les ?ufs pondus en petits amas gélatineux donneront naissance à des têtards qui resteront dans l'eau jusqu'à la métamorphose. Les jeunes rainettes quitteront alors le milieu aquatique pour gagner la terre ferme. Comme de nombreuses autres espèces d'Amphibiens, la Rainette verte est menacée par la destruction des zones humides, les aménagements et la pollution. Elle est en déclin partout en Europe et figure dans la liste rouge des espèces menacées en France.
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| >> Le sonneur à ventre jaune - Bombina variegata |
Petit crapaud au ventre jaune tacheté de noir, on le retrouve dans les milieux humides de plaine voir de moyennes altitudes. Il apprécie principalement les eaux stagnantes (mares, flaques, ornières?) localisées en milieu bocager et en lisière de forêt. Il hiberne d'octobre à avril dans la vase sous des pierres ou des souches.
La raréfaction du biotope de reproduction, l'atterrissement, le curage, l'assèchement des points d'eau constituent des menaces importantes pour cette espèce dont l'effectif en France et en Europe est en regression.
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| >> Lézard vivipare - Zootoca vivipara |
Il s'agit d'un petit lézard, de la taille du lézard des murailles que l'on connaît bien. Il s'est adapté au fil du temps aux conditions extrêmes des tourbières, en particulier à leur microclimat rude. En effet, pour résister au gel, son corps produit une sorte d'antigel très performant. Des chercheurs étudient de très près cette substance qui pourra peut-être à terme être utilisée pour conserver plus longtemps les organes humains
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| >> Triton crété - Triturus cristatus |
Comme c'est le cas de beaucoup de batraciens, les larves du Triton crêté sont aquatiques tandis que les adultes sont essentiellement terrestres et ne se rapprochent de l'eau qu'en période de reproduction. Ils passent l'hiver dans le sol, sous des pierres ou des souches. Ce triton de couleur brun grisâtre, ponctué de tâches noires plus ou moins visibles cache un ventre jaune-orangé également tâché de noir. Sa peau couverte de verrues contient de nombreuses glandes. Comme son nom l'indique, le mâle arbore une crête sombre et très dentée pendant la période de reproduction, ce qui n'est pas le cas de la femelle.
En France, où elle est protégée, l'espèce est présente dans toute la moitié nord du pays, surtout dans des zones ouvertes. Elle fréquente des mares de surface assez grande mais aussi des fossés, des bordures d'étangs et apprécie la présence d'une végétation abondante, de soleil et de berges en pente douce. Elle est victime de la raréfaction des zones humides.
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