| >> Bouleau nain - Betula nana |
Rare et protégé au niveau national, le bouleau nain est une relicte glaciaire présente en France uniquement dans certaines tourbières du Jura et des crêtes de la Margeride. Parfaitement adapté à des conditions écologiques extrêmes, cet arbrisseau se développe en bouquets et mesure au plus un mètre de hauteur (sa taille n’atteint souvent que 30 à 40 cm). Le bouleau nain est pourvu de petites feuilles presque rondes aux contours bien crénelés prenant à l’automne une belle couleur rouge orangé. |
| >> Corynéphore - Corynephorus canescens |
Il s’agit d’une graminée de 10 à 30 cm qui forme des touffes drues et très denses. Ses feuilles sont courtes, enroulées, de couleur vert-bleu. Sa floraison a lieu de juin à juillet.
L’espèce se reproduit par graines ou de façon végétative. Espèce pionnière, elle se développe préférentiellement sur des sols sableux et pauvres en nutriments. Elle résiste bien à la sécheresse et au piétinement. Ainsi, elle constitue une des premières espèces qui colonisent les terrasses sableuses des vallées de la Loire et de l’Allier. Elle est caractéristique des pelouses très ouvertes où des tâches de sol nu sont encore nombreuses. Elle disparaît progressivement quand la végétation se fait plus dense.
Cette espèce est protégée en région Bourgogne. Le site des îles de Maison-Rouge, dans le département de la Nièvre, l’accueille sur un des très beaux ensembles de pelouses ligériennes.
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| >> Epervière de Loire - Hieracium peleteranum ligericum |
Plante vivace en touffe caractérisée par des rosettes de feuilles poilues et des fleurs jaunes dessus et rougeâtre dessous, l’Epervière de la Loire est une des espèces végétales protégées en région Bourgogne.
Elle est caractéristique d’un groupement végétal très ouvert, endémique des grèves remaniées de la Loire et l’Allier. Elle résiste remarquablement à la mobilité du substrat notamment grâce à un puissant système racinaire.
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| >> Fritillaire Pintade - Fritillaria meleagris |
En mars-avril, la Fritillaire pintade couvre les prairies inondables de milliers de fleurs. Cette plante à bulbe possède une rare beauté avec ses fleurs pourpres à motif en damier, pendant solitaires ou par deux le long de la tige. Vivace, elle possède un bulbe globuleux. Encore bien répandue dans le Centre-Ouest de la France, on la rencontre entre autres sur les prairies Angevines et Ligériennes, où elle est localement appelée Gogane. Trop souvent cueillie mais également victime de l'agriculture intensive (retournement des prairies et drainage) c'est aujourd'hui une plante rare qui devrait être protégée dans l'ensemble de la région. |
| >> Gratiole Officinale - Gratiola officinalis |
La Gratiole officinale affectionne les milieux humides, tels que les prairies inondées l’hiver ou les bordures de mares ou d’étangs. Reconnaissable à ses fleurs blanches teintées de mauve en forme de tubes, ses racines possèdent des propriétés médicinales. Cette espèce s’est fortement raréfiée en raison de la destruction des zones humides et est aujourd’hui protégée sur l’ensemble du territoire.
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| >> Inule Britannique - Inula britannica |
Aussi appelée Inule des fleuves, cette plante se développe dans les prairies humides et inondables, pâturées ou non, en bordure des cours d’eau, comme la Loire ou ses affluents.
Elle exhibe ses grandes fleurs, qui peuvent atteindre 3 cm de diamètre, jaunes entre juillet et septembre. Sa tige est poilue voire laineuse et peut mesurer jusqu’à 75 cm de hauteur. Son nom qui vient du grec inacin signifie « purifier » ou « purger » et vient de ses propriétés diurétiques.
Elle est inégalement répartie en France et a fortement régressé, ce qui lui vaut d’être protégée dans plusieurs régions, dont Rhône-Alpes et Pays de Loire. Ses populations se maintiennent encore assez bien dans les marais de Loire-Atlantique et de Vendée, ainsi qu’en vallée de la Loire.
Elle est menacée par l’artificialisation des rivières et la disparition générale des zones humides.
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| >> Le fluteau nageant - Luronium natans |
Le fluteau nageant est une espèce aquatique ou amphibie, pouvant supporter des variations du niveau d’eau. L ‘espèce apprécie les milieux de faible profondeur à eaux stagnantes (les étangs, les boires…). Elle se localise principalement en Bretagne, Brenne et Sologne, ayant quasiment disparu dans le reste de la France. Les causes de cette régression ne sont pas clairement définies mais la disparition et l’altération des milieux humides en est la principale.
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| >> Le peuplier noir - Populus nigra |
Il est encore fréquent d'observer sur les bords de la Loire les silhouettes imposantes de quelques Peupliers noirs dont certains individus plus que centenaires, au tronc massif et tortueux, offrent au fleuve ses paysages si caractéristiques.
En pionnier il colonise les grèves et bancs de sable humides abandonnés par l'eau durant l'été, en compagnie d'autres essences de bois tendre, comme les saules. On pourra parfois compter plusieurs centaines de semis par mètre carré, aujourd'hui favorisés par l'enrichissement des eaux en éléments minéraux. Les premières crues (ou les castors) auront généralement raison de ces jeunes pousses, mais certaines subsisteront et entameront alors la lente colonisation du sable par la végétation.
S'il est de plus en plus fréquent de voir des peupliers noirs dans le lit de la Loire, à la faveur de l'enfoncement du lit et donc de la libération de grands espaces de sables colonisables, les grands peupliers noirs se font de plus en plus rares. Ils sont victimes de la déconnection de leur système racinaire dû à l'abaissement de la nappe alluviale, de leur remplacement par des peupleraies cultivées mais également de leur hybridation avec les nombreux cultivars exotiques (clones hybrides utilisés pour la production de bois ou de papier). Pour sauvegarder le Peuplier noir, un programme national de conservation des ressources génétiques est en cours, piloté par l'INRA d'Orléans.
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| >> Ligulaire de Sibérie - Ligularia sibirica |
Véritable relique glaciaire, la Ligulaire de Sibérie affectionne particulièrement les milieux humides et froids. Elle forme de grandes hampes florales qui attirent les insectes butineurs. Cette espèce rare et protégée, n’est présente en France que dans le Massif central et les Pyrénées.
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| >> Limoselle aquatique - Limosella aquatica |
Cette plante annuelle de 2-6 cm vit sur les bords limoneux des étangs et des cours d’eau où elle se développe au fur et à mesure du retrait des eaux.
La limoselle ne possède pas de tige et ses feuilles, en forme de spatules, forment une rosette. A l’aisselle des feuilles, de minuscules fleurs solitaires à 4-5 pétales blancs ou rosés, s’épanouissent de juin à septembre.
Aujourd’hui en régression, elle est protégée en région Rhône-Alpes. Elle n’avait plus été observée dans le département de la Loire depuis une centaine d’années. Elle a été redécouverte en 1997 sur l’Ecopôle du Forez sur un haut-fond qui, au cours des dernières années, a été particulièrement bouleversé par l’exploitation des graviers puis réaménagé. Depuis, elle a été observée, dans la plaine du Forez, au bord de quelques plans d’eau de gravières du bord de Loire.
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| >> Lupin réticulé - Lupinus angustifolius |
Autrefois cultivée comme plante fourragère, le Lupin réticulé, est une espèce végétale rare et protégée en région Auvergne, Centre, Pays de Loire et Bretagne. Plante aux affinités méditerranéennes, on la rencontre entre avril et juillet sur les sols acides et sableux des coteaux, des bords de chemins ou encore d’anciennes carrières d’extraction de sable. On la croise aussi sur les dépôts de sable apportés par les cours d’eau, milieu qu’elle affectionne tout particulièrement. Elle y côtoie souvent les hélianthèmes et les corynéphores.
Ses fleurs d’un bleu violacé assez pâle ou bleu foncé, réunies en petites grappes, ne contiennent pas de nectar. Malgré cela, ce sont les insectes qui assurent sa pollinisation (on parle de pollinisation entomophile).
Elle est présente en région méditerranéenne et jusqu’à la façade atlantique. Elle remonte vers le nord jusqu’aux départements du Morbihan, de la Sarthe et du Loiret. Elle est cependant en régression partout, aussi bien dans le Bassin de la Loire que dans la région méditerranéenne.
La menace principale qui pèse sur cette espèce est la fermeture des espaces où elle se développe et notamment le boisement des bords de cours de la Loire et de ses affluents.
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| >> Lycopode inondé - Lycopodiella inundata |
Cette plante pionnière, protégée au niveau national, occupe les zones de tourbe à nue dans les tourbières. Disséminée dans toute la France, aussi bien à basse altitude qu’en moyenne montagne, elle est cependant en forte diminution suite à la régression des tourbières. On la trouve assez souvent associée avec la Drosera à feuilles intermédiaires, plante carnivore, également protégée au niveau national
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| >> Marsilée à quatre feuilles - Marsilea quadrifolia |
Plante herbacée aquatique généralement submergée, la marsillée à quatre feuilles est caractérisée par des feuilles à quatre lobes disposées en croix, d’où son surnom de Trèfle des marais. Son originalité tient au fait que c’est une espèce dite « à éclipses », pouvant disparaître pour réapparaître de manière plus importante des années après.
Cette espèce est inféodée aux milieux périfluviaux tels que les mares, étangs et annexes hydrauliques, avec des périodes d’assec plus ou moins prononcées.
Les menaces sont la régression des zones humides et la pollution des eaux (engrais, hydrocarbures). Une nouvelle menace se développe avec l’expansion d’une plante invasive, la jussie. Cette plante exotique colonise les mêmes habitats de la marsilée, entraînant la disparition de celle-ci.
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| >> Orme lisse - Ulmus minor |
C’est un grand arbre (35 m maximum) à l’écorce gris-sombre ou brun pâle et légèrement ridée. Ses feuilles sont ovales, doublement dentées, dissymétriques et elles sont finement duveteuses sur les deux faces. Ses fruits sont comme des pastilles ovales, d’un diamètre de 10-12 mm et ils sont longuement pédonculés. Cet arbre semble bien adapté aux frênaies alluviales, inondées seulement périodiquement par les hautes eaux.
Sur le Val d’Allier, cette espèce est rare et mal connue car il est difficile de la différencier de l’Orme champêtre. Sa grande taille est un critère qui permet de différencier ces deux végétaux. En effet l’Orme champêtre est atteint d’une maladie, la graphiose, qui le laisse végéter au stade d’arbuste. L’Orme lisse est une plante protégée en Auvergne.
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| >> Perce-neige - Galanthus nivalis |
La Perce neige est une plante à bulbe fleurissant, en touffes et parfois en vastes tapis, dès la moitié du mois de janvier et jusqu’au mois de mars. Signe du retour proche du printemps, il lui arrive de devoir percer le tapis neigeux pour fleurir, d’où son nom de perce neige. Son nom latin Galanthus, vient du grec gala (lait) et anthos (fleur) et traduit sa couleur blanche qui tranche sur le tapis végétal sombre du sous-bois, ce qui lui vaut d’être aussi appelée « Goutte de lait ».
On la rencontre dans les boisements et prairies, le plus souvent en bord de cours d’eau, comme sur les bords de Loire, sous le couvert des arbres de la forêt alluviale de l’Ile de la Folie.
Les populations de cette plante sont peu nombreuses et tendent à diminuer. Elle est malheureusement l’objet d’un pillage régulier dans certains secteurs mais est également menacée par des changements importants subis par son milieu de vie, comme le drainage de parcelles forestières. Attention, Il s’agit d’une plante toxique.
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| >> Pulicaire Vulgaire - Pulicaria vulgaris |
La Pulicaire vulgaire ou Herbe de Saint-Roch, est une plante de la famille des marguerites. On rencontre cette plante, typique des milieux pionniers, reconnaissable à ses petits pompons jaunes, entre juin et septembre sur des sols sableux exposés à la Loire. Elle est partout en régression, ce qui lui vaut d’être protégé à l’échelle régionale. Elle est cependant bien présente sur le cours de la Loire et de plusieurs de ses affluents.
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| >> Saule des Lapons - Salix lapponum |
Egalement protégé et inféodé aux tourbières, le saule des lapons -dont le nom évoque des origines lointaines- est présent en France dans le Massif central ainsi que dans les Pyrénées centrales et orientales. Ses feuilles sont ovales, soyeuses et argentées. Cette espèce se développe souvent à proximité de sources, sur des zones de replats.
Vous pouvez observer le bouleau nain et le saule des lapons en parcourant le sentier de découverte des tourbières. Trouvez tous les renseignements dans la partie "Découvrir" sur cette même page
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| >> Scille d’automne - Scilla autumnalis |
Cette jolie plante, qu’on appelle aussi Jacinthe étoilée, montre ses grappes de fleurs de couleur rose-violacé du mois d’août jusqu’au mois d’octobre.
Ses feuilles, longues, très étroites et de couleur vert-foncé, n’apparaissent qu’après que les fleurs aient fané. Plante pionnière, elle s’installe, parfois en grandes colonies, sur des milieux sableux ou rocailleux, assez secs et chauds, sur des pelouses, des dunes ou encore des coteaux.
Sur le territoire français, on ne la rencontre que très peu au nord de la Seine, dans le sud-ouest et dans les Pyrénées, alors qu’elle est beaucoup plus présente dans l’ouest, le Massif Central, la région méditerranéenne et le Languedoc-Roussillon.
Elle est globalement en régression, ce qui lui vaut d’être protégée en région Centre et en région Limousin. Comme beaucoup de plantes des milieux ouverts, elle est victime de la fermeture (boisement) des milieux où elle se développe.
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