| Les objectifs du Centre de ressources Le Centre de ressources a notamment pour vocation de dresser un état des lieux de la connaissance et de la situation du patrimoine naturel du bassin. Par exemple : quelle distribution et quel état de conservation des populations d'espèces patrimoniales, des espèces indicatrices du fonctionnement des milieux, des espèces envahissantes...? L'objectif est également de valoriser et de mutualiser les données acquises, notamment par la publication de synthèses. Dans un second temps, la richesse de ce patrimoine du bassin de la Loire pourra être évaluée afin de la comparer avec d'autres bassins français ou européens, et proposer des mesures de gestion adaptées. Ce Centre de ressources a également vocation à constituer un lieu privilégié d'échanges et d'initiatives coordonnées. L'objectif est de structurer pour l'avenir un réseau de suivi du patrimoine naturel et de son évolution, à partir de flux réguliers de données pertinentes. Enfin et surtout, la Centre de ressource devra à terme constituer un outil d'aide à la décision à la disposition des acteurs du bassin versant, dans une perspective de gestion durable. Espaces et espèces pris en compte L'objectif à terme est de disposer d'une connaissance du patrimoine naturel de l'ensemble des zones humides du bassin de la Loire. Toutefois dans le cadre du PLGN 2007-2013, l'objectif sera de recueillir prioritairement les informations concernant les sites et espèces liés aux principales vallées fluviales du bassin, les petits cours d'eau de têtes de bassin et toutes les zones humides riveraines associées. Les groupes d'espèces pris en compte sont la flore (vasculaire), les mammifères, les oiseaux, les amphibiens et reptiles, les poissons, les insectes ainsi que les mollusques et crustacés d'eau douce. Au sein de ces groupes, une première liste d'espèces d'intérêt patrimonial, à suivre de manière prioritaire, est établie. Elle comprend les espèces à statut : espèces protégées, menacées, inscrites dans des directives européennes ou concernées par des conventions internationales. Mais elle tend aussi à intégrer des taxons apportant une information supplémentaire sur la qualité écologique des milieux (espèces indicatrices), ainsi que les espèces à problèmes ou à risques (espèces envahissantes, exotiques...). Ce travail constitue une démarche inédite à l'échelle d'un bassin versant aussi important que celui de la Loire. Les données et les outils d'harmonisation des méthodes Différentes sources de données peuvent être exploitées pour dresser un état des connaissances et de la situation sur le bassin des espèces définies dans les listes. Les données brutes ne sont jamais diffusées, seulement des synthèses sous la forme de représentations par tronçons ou par communes, avec mention systématique des auteurs. Parallèlement, les données publiés (revues, thèses, ouvrages, synthèses de suivis...) sont intégrées. Une réflexion est également en cours sur la possibilité de disposer de synthèses à l'échelle du bassin, à partir d'enquêtes, d'atlas nationaux ou de bases de données régionales ; cela en partenariat avec les enquêteurs concernés. Les informations valorisées dans le cadre du Centre de ressources peuvent donc être d'origine et de nature diverses. Par conséquent, afin de faciliter l'analyse et la consolidation des données, les protocoles et méthodes "standardisées Loire nature" pour le recueil de données sont mises à disposition du plus grand nombre (voir rubrique Outils). La démarche de Centre de ressources repose sur le relais d'information et la structuration d'un réseau d'acteurs. Plusieurs outils sont élaborés dans l'objectif de mutualiser l'information et de favoriser les échanges entre acteurs. Citons par exemple : L'organisation du Centre de ressources Structuré et coordonné par la Fédération des Conservatoires d'espaces naturels, le Centre de ressources repose avant tout sur des démarches de réseau et de partenariats. Pour améliorer l'accès à la connaissance, le centre de ressources accompagne la structuration de réseaux de suivi du patrimoine naturel, en s'appuyant sur des organismes et des personnes volontaires et en proposant un cadrage méthodologique (cf. note). A ce jour, sur plus de 500 sollicitations, plus de 200 personnes, physiques ou morales, ont décidé de s'impliquer. Un certain nombre de partenariats sont d'ores et déjà engagés. Avec l'UMS « Inventaire et Suivi de la Biodiversité » du Muséum national d'histoire naturelle pour le suivi de la démarche observatoire, et avec différents experts des groupes pour l'élaboration des listes : ONCFS, Union de l'entomologie française, OPIE, Conseil supérieur de la pêche devenu ONEMA, Société pour l'étude et la protection des mammifères, Société herpétologique de France, Conservatoires botaniques nationaux... Le Centre de ressource intègre des volets thématiques qui peuvent être animés par des organismes partenaires. Grâce à la coordination mise en œuvre par plusieurs organismes fédérant des réseaux d'observation, le Centre de ressources aboutit à la structuration de réseaux de suivis coordonnés, comme c'est d'ores et déjà le cas sur l'avifaune et sur les mammifères du bassin de la Loire, en collaboration avec respectivement la LPO et l'ONCFS. 
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